Menu principal
Accueil
News
Calendrier
Les disciplines
Records
Articles
Forum
Galerie Photos
Galerie Vidéos
Contact
Sujets actifs
Technique pour débutant
Tentative de record du monde d...
Nouveau record du monde (aida)...
Plate forme, gueuse et contre ...
Manga sur l'apnée

Voir le forum...
Dernières Vidéos
Image aléatoire
DSC_4887.JPG
Accueil arrow Articles arrow Le milieu naturel, la faune et la flore arrow Le réchauffement de la mer Méditerranée
Le réchauffement de la mer Méditerranée Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 1
FaibleMeilleur 
Écrit par Bruno Beauverger   
05-10-2007
    Depuis de récentes années l’hypothèse d’un réchauffement de la mer Méditerranée se confirme, c’est du moins se qu’affirment des chercheurs et scientifiques en rapport à des résultats écologiques. Sans pour autant imputer ce réchauffement indubitablement à l’effet de serre qui touche notre planète, les signaux sont suffisamment forts pour lui prêter une attention toute particulière.
    Ce réchauffement des eaux côtières en particulier de Méditerranée occidentale, est probablement plus rapide aujourd'hui qu'il y a quelques décennies.

 

Température en méditerranée

 

    La modification des équilibres de la Méditerranée, liée au réchauffement des eaux, menacerait directement la vie animale et végétale selon un rapport officiel publié mardi 11 septembre à Rome par l’ICRAM (Institut Central des Recherches scientifiques et technologiques Appliquées à la Mer).


    L'ICRAM a aussi relevé que le réchauffement en surface de la Méditerranée se diffusait maintenant en profondeur et empêchait le mélange des eaux, entraînant la disparition des micro-algues qui constituent la base de la chaîne alimentaire marine.
    Les hausses de température, de l'ordre de 0,4 degré centigrade, sont en mesure d'altérer jusqu'à 50% de la richesse des espèces", souligne l'ICRAM dans son rapport.
L'hiver dernier, les eaux en profondeur du sud de la mer Tyrrhénienne, qui baigne les côtes ouest de l'Italie, étaient supérieures de deux degrés aux moyennes antérieures (15°C au lieu de 13°C).
    Le réchauffement des eaux entraîne en outre une diminution de l'absorption par la mer du dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre.
    Plus grave encore, la hausse de température de la mer Méditerranée entrainerait à terme une réduction importante des stocks de poissons. Par ailleurs, deux chercheurs, un Britannique et un Sud-Africain, révèlent, dans l'édition du 10 septembre de la revue Nature, une forte corrélation entre la température de surface de la mer et l'abondance de phytoplancton. Or ces petits organismes sont, dans les écosystèmes marins, à la base de la chaîne alimentaire, et les moindres variations de leur concentration peuvent avoir d'importantes répercussions sur l'équilibre écologique du milieu.

« A cause du réchauffement de la mer Méditerranée les poissons se déplacent vers le nord, tandis que d’autres espèces font leur apparition »


    Une équipe de chercheurs, de l’Institut des Sciences de la Mer du Conseil Supérieur de Recherches Scientifiques (CSIC), a présenté les résultats de leurs travaux sur les anchois, lors d’un congres international sur les larves de poissons célèbre à Barcelone. L’anchois est une espèce, d’apparence similaire a la sardine, que l’on trouvait, jusqu’a présent, principalement dans les eaux orientales et du sud de la Méditerranée ou dans les eaux tropicales et subtropicales de l’Atlantique et du Pacifique. Lors de campagnes réalisées au cours des étés 2003 et 2004, les chercheurs ont analysé la distribution spatiale des zones de reproduction des anchois le long de la cote catalane. Ils ont aussi évalué les conditions environnementales au moment de la reproduction ainsi que les facteurs affectant les premières phases de développement de l’anchois. Les données ont confirmé l’existence d’œufs et de larves d’anchois jusqu’a la zone de Blanes (Gérone). Or il y a 20 ans, le point le plus au nord ou l’on pouvait rencontrer cette espèce était le delta de l’Ebre, et exceptionnellement vers les cotes de Barcelone, car au delà les eaux étaient trop froides pour les anchois. Selon ces scientifiques, cette situation est une réponse à l’augmentation de la température de la mer. Au cours des 30 dernières années, la température de la mer Méditerranée Occidentale a augmenté d’un degré en surface et de 0,12 degrés en profondeur, ou les températures sont plus stables. Maintenant, la distribution des poissons d’eaux chaudes prend de l’ampleur et ils sont de plus en plus présents dans le nord de la Méditerranée. C’est le cas du barracuda, de la girelle-paon, du Tédrodon ou encore le Tassergal, ayant pénétré en Méditerranée à travers le canal de Suez et progressant vers l'ouest qui conduit à une véritable tropicalisation du bassin oriental. D’autres espèces s’éteignent comme le poisson Sprat.


    Ce phénomène de réchauffement des eaux ne touche pas seulement la mer méditerranée. Ainsi, des scientifiques ont relevé des écarts de température à la hausse dans l’océan indien ou pacifique par exemple. D’après une étude réalisée au Japon, l’Institut National de Recherche en Ingénierie de la Pêche affirme que d’ici les cent prochaines années, le Japon peut s’attendre a une diminution de 70% des ses prises de poissons. L’institut a réalisé des prévisions basées sur l’hypothèse que la température des eaux augmentera de 1,4 a 2,9.C d’ici 2100 et s’est intéressé a 34 espèces de poissons. Il s’agit de la première étude mondiale concernant l’impact du réchauffement climatique sur les variétés de poissons de différentes régions. Ainsi, les ports des préfectures de Nagasaki et Kagoshima, qui font face a la mer de Chine, verraient une diminution de 30 a 70% des prises en brèmes et en maquereau "jack et "chub". Toutefois, ces prises en maquereau pourraient augmenter dans le Pacifique, le long de la région est du Kanto et près de la péninsule Noto de la mer du Japon. On prévoit également une recrudescence d’huitres autour d’Hokkaido. Enfin, dans les eaux autour de Shikoku et Kyushu, on pourrait vraisemblablement trouver des poissons subtropicaux, alors que les espèces pêchées traditionnellement dans ces régions disparaitraient.


    On savait déjà que les eaux profondes méditerranéennes se réchauffaient ; il ne fait plus de doute aujourd'hui que les couches de surface s'échauffent également. Le réchauffement des eaux côtières en Méditerranée nord-occidentale est une certitude sur les 30 dernières années. Depuis une douzaine d'années, les biologistes accumulent les pièces à conviction : migrations vers le nord d'espèces provenant de régions plus chaudes, modifications d'abondance des populations, les espèces d'affinité méridionale prenant le pas sur les formes d'affinité septentrionale.
Loin d’un scénario catastrophique qui verrait la Méditerranée bouillir comme une cocotte minute couplé à une augmentation des eaux directement lié au réchauffement de la calotte glacière, la situation est pour le moins embarrassante à long terme. Alors, prémices d’un dérèglement annoncé ou bien réchauffement naturel sporadique sur notre terre ?
Les résultats probants induiront une prise de conscience irrémédiable à court et moyen terme et l’on peut déjà réfléchir sur d’éventuelles mesures pour palier à la disparition de certaines espèces de poissons dans nos eaux, celles qui font notre alimentation. (C’est du moins mon point de vue !)
Les écologistes marins sont donc prudents sur le réchauffement de la mer Méditerranée mais ont le mérite d’avertir et de prendre conscience sur un phénomène tangent : La modification des faunes et des flores en Méditerranée qu'ils attribuent à un réchauffement des eaux. Est-il temporaire, cyclique ou irrémédiable ? Ils n'ont peut être pas encore tout les arguments pour se prononcer.

 

Source :

CNRS (www.cnrs.fr)
AFP
www.ciesm.org
www.icram.org
Kyodo news

 

Dernière mise à jour : ( 11-04-2008 )
 
Articles récents
Top 3 Articles
Sondage
Niveau compensation, je maîtrise
 
 
© 2007 Esprit Apnée